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L'Acrobate

1930
Huile sur toile
 117 x 73,5 cm
Musée national d’art moderne - Centre de Création Industrielle, Centre Georges Pompidou, en dépôt au musée national Marc Chagall


Le tableau, un des premiers achats de l'Etat à l'artiste, en 1934, a été peint en 1930, après un long travail sur le cirque, réalisé à la demande du marchand Vollard. Celui-ci avait une loge au Cirque d’Hiver qu’il mettait à la disposition des artistes qui travaillaient pour lui. Chagall a ainsi exécuté de nombreuses gouaches sur ce thème en 1926 et 1927, regroupées sous le titre « cirque Vollard », bien qu'une édition n'ait pas suivie ce travail. Cependant, le peintre en tire plusieurs tableaux et ce thème reste ensuite récurrent chez Chagall qui voit dans l’artiste de cirque, le saltimbanque, une allégorie de l’artiste en général.

La composition oppose un ciel délicatement teinté de bleu, de rose et de jaune aux tons vifs du costume de l’acrobate et du décor.
Le paysage rappelle les gouaches produites par Chagall lors de ses différents séjours à travers la France après son installation définitive. L'artiste représente donc une rue de village, typiquement française, avec sa boulangerie et ses commerces, fermée par une église au portail roman.
L’acrobate est vêtue d’un riche costume dont les fleurs sont rendues en petites  touches épaisses et superposées. Anatomiquement incorrecte, elle reste gracieuse et légère. Le visage d’un homme apparaît dans le ciel et lui donne un baiser : elle a donc l’amour en tête.
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