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Métropolis, Fernand Léger et la ville 23 mars-7 octobre 2013


Métropolis.
Fernand Léger et la ville

Volet 2 : Le spectacle de la vie moderne

Musée national Fernand Léger, Biot

6 juillet - 7 octobre 2013


Vernissage le samedi 6 juillet 2013 à 11h


Exposition organisée par les musées nationaux
du XXe siècle des Alpes-Maritimes
Communiqué

L'exposition Le spectacle de la vie moderne propose un dialogue original entre les 29 planches de l'album lithographique La Ville  (collection du musée national Fernand Léger) édité par Tériade en 1959 et des photographies de paysages urbains provenant de la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine à Paris (tirages modernes d'André Kertész, François Kollar, Roger Parry, Marcel Bovis et Noël Le Boyer) et du Centre national d'art contemporain Villa Arson à Nice (ouvrages de Robert Doisneau et de William Klein). Au travers de trois thématiques complémentaires sont appréhendées la place de la capitale française comme lieu de circulation des idées novatrices entre 1920 et 1950 - des avant-gardes à la consommation de masse - et l'émergence concomitante de la modernité urbaine dans l'imaginaire artistique.

L'image moderne
Tant par son registre formel qu'iconographique, le tableau Nature morte A.B.C. peint par Fernand Léger en 1927 est l'incarnation d'un nouveau langage plastique influencé par la photographie, le cinéma et la communication visuelle. L'entre-deux-guerres marque en effet la naissance puis la diffusion massive de la presse illustrée et de la publicité qui induisent une circulation accrue des images. Théorisée dès 1925 par Lázsló Moholy-Nagy dans son ouvrage Peinture, photographie, film et analysée dans l’essai prémonitoire Petite histoire de la photographie (1931) de Walter Benjamin, l'esthétique de la Nouvelle Vision prône le décloisonnement des pratiques afin d’élargir la perception visuelle et de regarder le quotidien urbain en promeneur éclairé. Si les commandes publicitaires permettent aux photographes de trouver un débouché commercial, elles développent également leur créativité artistique. Par ailleurs, le recours à de nouveaux effets visuels (plongée et contre-plongée, gros plan, surimpression...) enrichit les expérimentations picturales. Invité par Charlotte Perriand lors de l'Exposition internationale des arts et techniques dans la vie moderne à  Paris, Fernand Léger participe ainsi à la réalisation d’un immense photomontage destiné au Centre rural. Afin de glorifier la politique agricole du Front populaire, sont utilisées à cet effet plusieurs photographies de François Kollar commandées en 1931 par Horizons de France pour son projet éditorial La France travaille.

Paris-Paname
En 1953, Fernand Léger propose à l'éditeur d'art Tériade de travailler avec Blaise Cendrars à la réalisation d'un livre de luxe dédié à la Ville-Lumière. En raison du décès brutal du peintre, l'album sera publié post-mortem avec un choix d’illustrations réalisé par Nadia, veuve de l'artiste, et sans le texte de l'écrivain suisse. Dans l’exposition, le dialogue entre les lithographies et les photographies permet d'évoquer le paysage parisien dans lequel vécut Fernand Léger depuis son installation en 1908 à la Ruche située à Montparnasse jusqu'à sa résidence campagnarde en banlieue sud dès 1952. En écho aux clichés de son ami Robert Doisneau et de son élève William Klein, ses estampes humanistes rendent hommage à la créativité populaire par la représentation pittoresque des petits métiers de la rue. Afin de créer des perspectives inédites sur l’urbanisme parisien, le peintre s’approprie également l’esthétique photographique au moyen de diagonales audacieuses et de collages d’infrastructures modernes (viaduc, Tour Eiffel, cheminées).

Paris-Spectacle
A travers la représentation de la vie mondaine et des loisirs populaires, les saisissants cadrages en noir et blanc des photographes modernistes s’associent aux images colorées de Fernand Léger afin de restituer le dynamisme qui caractérise la perception de la grande ville.

Commissariat général : Maurice Fréchuret, directeur des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes
Commissaire : Diana Gay, conservatrice au musée national Fernand Léger
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Contacts presse :
Hélène FINCKER
helene@fincker.com
 T +33 (0)6 60 98 49 88
Françoise BORELLO
francoise.borello@culture.gouv.fr
+33 (0)4 93 53 75 73

Musée national Fernand Léger
Chemin du Val de Pôme
06410 Biot (France)
 T +33 (0)4 92 91 50 30

www.musees-nationaux-alpesmaritimes.fr

Ouverture : tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h

Tarifs   6,50 €, réduit   5 €, groupes  6 € (à
partir de 10 personnes) incluant les collections permanentes

Gratuité pour les moins de 26 ans (ressortissants de l'UE ou en long séjour dans l'UE) et pour tous, le premier dimanche du mois

Audioguides adultes pour individuels en français, anglais, allemand, italien, russe, japonais, chinois
Visioguides en LSF et audioguides enfants pour individuels en français et en anglais

Réservations visites avec conférencier et ateliers  T  +33(0)4 92 91 50 26
elise.dutarte@culture.gouv.fr

Réservations visites libres
Leger.groupe@culture.gouv.fr

Restaurant du musée   T+33(0)4 92 91 50 22

Librairie-boutique  T +33(0)4 92 91 50 20
regie.biot@rmngp.fr


Publication
Texte Fernand Léger et la vérité optique de Diana Gay  prochainement téléchargeable sur le site  www.musee-fernandleger.fr




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