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1918-1930

Peindre la vie moderne. Villes, machines et objets.

Après la guerre, les thèmes de la ville et de la machine retiennent toute l’attention du peintre. Inspiré par la vie moderne, Léger prône un « nouveau réalisme », accordé à la beauté plastique de la civilisation industrielle. Conscient que la peinture est concurrencée par le spectacle de la grande ville, il intègre à ses compositions, signaux urbains et motifs mécaniques, tandis que la figure humaine, désensualisée et standardisée, est réduite à la géométrie.
Dans les années 20, de multiples collaborations permettent au peintre de s’ouvrir à d’autres champs de création : la littérature, les spectacles vivants, l’architecture… Fasciné par le cinéma, Léger travaille avec les réalisateurs Abel Gance et Marcel L’Herbier. Surtout, il réalise Le Ballet mécanique (1924), considéré comme « le premier film sans scénario », expérience qui l’incite à reprendre le principe du gros plan dans ses peintures. L’objet, devenu le sujet central de ses œuvres, s’affranchit de la pesanteur dans la série des Objets dans l’espace.