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Cinéma 2013-2014

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Auditorium du musée
VIVEMENT DIMANCHE !
Cinéma (ENTREE GRATUITE) et visite guidée (4.5 euros)
En partenariat avec le musée, L’ECLAT, Lieu d’expériences pour le cinéma, les lettres, arts et technologies, (programme cinéma à l’année à Nice – www.villa-arson.org), propose des projections de films choisis pour leur relation esthétique ou thématique avec les expositions temporaires. Du plus populaire au plus expérimental, ces films traversent tous les champs du genre cinématographique, animation, fiction, documentaire. Chaque séance est précédée d’une présentation resituant les films dans le contexte de l’exposition.
Ce même dimanche, à l’issue des projections, une visite guidée de l’exposition est proposée à partir de 16h au tarif 4,5€ par personne.

Dimanche 6 octobre à 14h30 (exposition Métropolis, Fernand Léger et la ville, volet 2, le spectacle de la vie moderne)
Dès son invention, le cinéma a d’abord montré la ville. Les rues, les parcs, les maisons, les voitures, mais aussi les vitesses, les rythmes, les sons, s’imposent à l’écran comme autant de motifs cinématographiques et des repères précieux pour appréhender les évolutions urbaines. Dans chacun des films de cette sélection, cinéastes et artistes explorent, à leur époque et à leur manière, les puissances plastiques et poétiques du cinéma lorsqu’il est confronté à la ville.

 Manhatta de Charles Sheeler et Paul Strand (USA, 1921, 9 min)
 Broadway by light de William Klein (USA, 1958, 10 min 30)
 16 X, de Igor et Svetlana Kopystiansky (URSS, 1979, 6 min)
 On Animal Locomotion de Johan Van Der Keuken (Hollande, 1994, 15 min)
 Obras, Hendrick Dussollier (France, Animation, 2004, 12 min)
 Big Bang Big Boom, Blu (Uruguay, 2010, 9 min 55)

Dimanche 1er décembre à 14h30 (exposition Heidi Wood, décor d'une vie ordinaire, volet 1 Grand ensemble)

Time is Working around Rotterdam de Valérie Jouve, (France, 2006, 25 mn)
Le film met en relation les mille temporalités qui orchestrent le mouvement des villes : espaces chorégraphiés par la circulation quotidienne des habitants et des véhicules ; composition dynamique des volumes et des couleurs ; déplacement incessant des objets et de la caméra dans l’environnement urbain, et au-delà… L’ensemble produit des harmonies et des dissonances visuelles d’une beauté plastique rigoureuse, un enchevêtrement de rythmes qui finit par emporter le film vers l’abstraction.

Pavillon noir de Pierre Coulibeuf (France, 2006, 23min)
Sept personnages fantasques évoluent dans le « Pavillon Noir », salle de spectacle conçu par l’architecte Rudy Ricciotti à Aix-en-Provence. Fiction parodique s’appuyant à la fois sur des gestes chorégraphiques d’Angelin Preljocaj et des stéréotypes du cinéma de fiction ou des séries TV, le film provoque des interactions inattendues entre l’architecture, la danse et le cinéma. Coulibeuf se sert du monde pulsionnel de ses protagonistes pour créer des dérèglements dans le cours des choses, établir des relations nouvelles, et parfois extravagantes, avec la réalité de l’espace architectural, pour mieux s’y confronter et la saisir.

Dimanche 5 janvier à 14h30 (exposition Heidi Wood, décor d'une vie ordinaire, volet 1 Grand ensemble)

Presents de Michael Snow, (Canada, 1981, 90 mn)
« Ce qui semble, à première vue, être une rayure au début de Presents ouvre littéralement un film à l'intérieur du film. Lorsque la figure du film s'éveille et devient une femme dans un "vrai" décor irréel, la satire bouffonne du cinéma structural commence. Ce n'est pas la caméra qui se déplace, mais le décor entier, dans ce premier volet d'une série de trois "investigations" sur les mouvements de caméra. (…) Snow nous pousse à accepter des moments présents de visible, mais l'unique coup de tambour coïncidant avec chaque coupe dans cette partie élégiaque annonce à chaque instant la disparition irréversible de la vie. »


Dimanche 2 mars à 14h30 (Fernand Léger reconstruire le réel 1924-1946 : 1 Mars – 2 Juin 2014)
« A la recherche d'un nouvel espace : objets dans l'espace et autres objets flottants »

L'Etoile de Mer de Man Ray (France, 1928, 15 mn)
« Le poème de Desnos ressemble à un scénario de film, composé de quinze ou vingt verses, chacun présentant une image claire et détachée d’un endroit ou d’un couple (un homme et une femme). Il n’y a pas de narration, bien que  tous les éléments d’une narration fussent présents » écrivit Man Ray à propos de ce poème qui fonda son film « L’étoile de mer ». Man Ray invente un monde visuellement transfiguré pour exprimer la dimension mystique et troublante d’une rencontre amoureuse.
 
Meshes of the Afternoon de Maya Deren (USA, 1943, 14 mn)
Personnalité majeure du cinéma expérimental américain, Maya Deren réalise de nombreux films, dans les années 40, fortement inspirés par le surréalisme et la psychanalyse. Dans Meshes of the Afternoon, sans doute son film le plus influent, elle incarne une jeune femme prisonnière d’un rêve sans fin, à la poursuite d’une étrange silhouette, et dont le rêve finit par s’entendre à la réalité. Film annonciateur du futur courant underground, il marque définitivement l’histoire du cinéma expérimental américain.

Le cours des choses de Peter Fischli et David Weiss (Suisse, 1987, 30 mn)
Le film montre une suite d'accidents scientifiques savamment organisée où des objets en mouvement déclenchent une réaction en chaîne. Dans leurs œuvres, Peter Fischli et David Weiss utilisent des objets quotidiens et la banalité des situations pour les rendre intenses et excitantes par les dispositifs ingénieux et ludiques qu’ils mettent en place.

Dimanche 6 avril à 14h30 (Fernand Léger reconstruire le réel 1924-1946 : 1 Mars – 2 Juin 2014)
« Le Biomorphisme »

L’hippocampe de Jean Painlevé (France, 1931, 15 mn)
Jean Painlevé, l’un pionnier du cinéma scientifique, dit avoir décelé quelque chose de familier entre ses films et les toiles de Fernand Léger : « le côté plastique dominant rejoint, dit-il, celui qui se dégage de maintes études animales ou végétales, d'analyse de détails ou d'aperçu de formes souvent rapidement changeantes. » Pour Léger, Painlevé a filmé les ballets « les plus beaux qu'il ait jamais vu ». L’hippocampe, seul poisson vertical, mi-cheval, mi-chenille en apparence, est l’un des films les plus célèbres du cinéaste.

Les possibilités de dialogue de Jan Svankmayer (Tchécoslovaquie, 1982, 11 minutes 30)
Les images sont d’une force rare et mêlent des objets prenant une forme humaine : les visages créés se dévorent entre eux pour être ensuite vomis et donner naissance à un nouveau personnage, des corps de glaise s’embrassent et se détruisent et enfin des têtes jumelles ingurgitent toutes sortes d’objets plus invraisemblables les uns que les autres... Ce film a apporté à Svankmajer une notoriété internationale.

Le Nom du feu de Eugène Green (France, 2003, 20 min)
Avec Alexis Loret, Lucette Desmoulins
« Un jeune homme confie à une doctoresse qu'il est un loup-garou et l'invite à assister à sa transformation... ». Cinéaste, écrivain, poète, metteur en scène et « récitant », Eugène Green se passionne pour la langue française, il entretient avec les mots une relation « sentimentale et exigeante ». Dans Le Nom du feu comme dans le film qui l’a fait connaître Le monde est vivant, Green cherche la précision et la simplicité la plus extrême dans sa mise en scène pour construire une esthétique rare.


Dimanche 1er juin à 14h30 (Fernand Léger reconstruire le réel 1924-1946 : 1 Mars – 2 Juin 2014)
« Contrastes d'objets et perturbation des rapports d'échelle »

Alice de Jan Svankmejer (Tchécoslovaquie, 1989, 1h24)
Dans cette adaptation de l’œuvre de Lewis Carroll, Jan Svankmejer utilise l’un des principes fondateurs du surréalisme : l’introspection. Son Alice parcourt le récit fait de tiroirs magiques, évocation libre et inspirée de la traversée des miroirs. Se proclamant d’un surréalisme « sarcastique », le cinéaste Tchèque s’est inscrit, à son époque, en lutte avec la réalité de son pays, celle qui prônait le réalisme socialiste. D’où la force réflexive et l’inventivité étonnante de son œuvre, utilisant souvent l’hybridation des prises de vue réelles et des procédés d’animation, marquant définitivement l’histoire du cinéma d’animation.