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Auditorium programme des conférences La Nuit des musées
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Un concert dans lauditorium |
La Nuit européenne des Musées samedi 15 mai 2010 Entrée gratuite www.nuitdesmuses.culture.fr
Musées témoins et acteurs du développement durable Dans le cadre du thème national de la nuit des musées, «Musées témoins et acteurs du développement durable» Erick Duykaerts propose une conférence-performance originale et décalée sur le développement durable «Soluble et dur» (21h30, durée 45 mn). La solution durable : quels rapports entre le dur et le soluble ? Que dure du sucre ? Et comment se fait-il que nous puissions inverser les rapports entre le dur et le soluble ? A quel prix ? Des thèmes de l’art récent sont derrière ces ouvertures. Nous verrons comment elles s’exprimeront dans l’improvisation de l’artiste.
Musée, buvette et boutique ouverts de 18h à 23 h
Conférences Deux programmes de conférences sont organisés dans l'auditorium du musée Marc Chagall : Un Cycle d' Initiation à l'art Moderne qui permet de se familiariser avec les courants majeurs de la première moitié du XX° siècle avec l'étude des oeuvres des grands maîtres. Un Cycle de conférences est organisé en relation avec le Laboratoire de Philosophie de l'Université de Nice. Ce cycle permet à des chercheurs reconnus de faire le point sur leurs derniers travaux , il bénéficie aussi du soutien de l'association des Amis du Musée national Marc Chagall. ( voir ci-dessous)
Cycle I : INITIATION A L'ART DU XXème SIECLE : Une heure, un lundi par mois, ce cycle assuré par : Maurice Fréchuret, directeur des musées nationaux des Alpes-Maritimes Ariane Coulondre, conservateur au musée national Fernand Léger Elisabeth Pacoud-Rème, chargée des collections au musée national Marc Chagall
LUNDI 9 NOVEMBRE - 19 h FA U V I S M E E T E X P R E S S I O N N I S M E A L L E M A N D , 1 9 0 5 - 1 9 3 0 Elisabeth Pacoud-Rème Le fauvisme s’affirme dans les premières années du siècle comme une tendance farouchement anti-académique. Au Salon d’Automne de 1905, la jeune avant-garde menée par Matisse fait éclater ses couleurs vives comme des « cartouches de dynamite » et rejette la perspective traditionnelle au profit de l’aplat. Si les mêmes recherches plastiques se font jour en Allemagne et en Europe du Nord, les œuvres expressionnistes reflètent une atmosphère plus sombre et plus politisée.
LUNDI 14 DECEMBRE 2009 - 19 h L E C U B I S M E , 1 9 0 6 - 1 9 1 4 Maurice Fréchuret Mouvement, sans doute le plus décisif de l’art moderne, le cubisme est initié par Picasso et Braque et affirme, à travers la déconstruction de la représentation en facettes fragmentées, une vision conceptuelle du tableau qui désormais montre ce que l’esprit connaît de la structure plutôt que ce que l’œil perçoit. Tous les artistes d’avant-garde de la première moitié du XXe siècle, et chacun à sa manière, sont passés par une phase cubiste.
LUNDI 11 JANVIER 2009 - 19 h L E F U T U R I S M E , 1 9 0 9 - 1 9 2 0 Ariane Coulondre Le mouvement futuriste, né en Italie et étendu à tous les domaines de création, prône le rejet de toute tradition au profit de l’exaltation du monde moderne. Le culte de la vitesse, de la machine et de la violence se traduit dans l’expression d’une sensation dynamique, fondée sur la décomposition des couleurs et des formes.
LUNDI 1er FEVRIER - 19 h L E D A D A Ï S M E , 1 9 1 5 - 1 9 2 5 Maurice Fréchuret Né en Suisse pendant la Première Guerre mondiale, le mouvement, qui devient vite international, fait table rase de toutes les conventions et fait preuve d’une révolte radicale, y compris sur le plan social, par des œuvres qui se veulent le reflet d’un monde vide de sens. Destructeur et provoquant, il introduit dans ses manifestations le jeu, la dérision, l’humour absurde et l’extravagance.
LUNDI 8 MARS 2009 - 19 h S U P R É M AT I S M E E T C O N S T R U C T I V I S M E , 1 9 1 5 - 1 9 2 5 Ariane Coulondre Dans le contexte de la révolution bolchevique, l’avant-garde russe appelle à la construction d’une société nouvelle par le rejet des formes du passé, jugées réactionnaires. Le suprématisme, nourri de métaphysique, invente des icônes abstraites radicales à partir de formes universelles. Au contraire, le constructivisme s’inscrit dans une conception utilitaire et productiviste de l’art pour le peuple.
LUNDI 26 AVRIL 2009 - 19 h D E S T I L J , P U R I S M E E T B A U H A U S , 1 9 1 7 - 1 9 3 0 Elisabeth Pacoud-Rème Marqués par les avancées techniques et l’esthétique industrielle, ces mouvements développés en Hollande, en France et en Allemagne associent une recherche de fonctionnalité et de pureté esthétique. L’union de l’architecture, des beaux-arts et des arts décoratifs doit mener à la synthèse des arts, dans un but de progrès social.
LUNDI 17 MAI - 19 h L E S U R R É A L I S M E , 1 9 2 4 - 1 9 3 5 Maurice Fréchuret Le mouvement, à la fois littéraire et artistique, né en France après la création du mot par Apollinaire en 1917 et la publication du Manifeste du Surréalisme par Breton en 1924, connaît une rapide et importante expansion en Europe. Il encourage la prééminence du rêve et de l’inconscient dans la création et la pratique des chocs visuels par la juxtaposition d’images ou d’objets incongrus.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
CYCLE II : PROGRAMME DES CONFERENCES ORGANISEES EN RELATION AVEC LE LABORATOIRE DE PHILOSOPHIE ET LA DIRECTION DE LA CULTURE DE L'UNIVERSITE DE SOPHIA ANTIPOLIS et L'ASSOCIATION DES AMIS DU MUSEE NATIONAL MARC CHAGALL. (Un lundi par mois)
Lundi 16 novembre 2009 · 19H Jean-Baptiste Pisano : L'autoportrait : Soi-même comme un autre. Si la Bible enseigne que Dieu créa l’homme à son image, la mort de Narcisse survient de son désir de saisir son reflet dans l’eau, c’est-à-dire en tentant de se connaître. Instrument de la connaissance de soi-même, l’autoportrait s’invente comme moyen de l’affirmation sociale du moi. Plaçant l’artiste de l’autre côté du miroir, il participe aux tentatives d’apprivoiser la mort. Et jouant de ce miroir comme d’une matrice, l’autoportrait contribue en définitive à révéler, au-delà de l’identité de la personne, celle de l’artiste… Maître de Conférences, Jean-Baptiste Pisano est Responsable du Diplôme Universitaire d'Histoire de l'Art et de l'Archéologie. Ses travaux portent sur l'image et les représentations, et s'attachent plus spécifiquement à l'oeuvre de Pierre Bonnard.
Lundi 7 décembre 2009 · 19H Didier Ottinger : Dreamlands L’exposition Dreamlands traite de la diffusion, au XXe siècle, des modèles des foires internationales et des parcs de loisirs dans la conception de la ville et de son usage. Apparues au XIXe siècle, developpés massivement au début du XXe siècle, ces villes fantasmagoriques, vouées au rêve et au divertissement, associaient haute technologie et visées spectaculaires, carton pâte et prouesses machinistes. Dreamland est un parc d’attraction inauguré sur le site de Coney Island à New-York en 1904. Un parc dans lequel l’architecte Rom Koolhaas a vu (dans son ouvrage Delirious New York, 1977) l’ « incubateur » formel et technologique de Manhattan. Du Las Vegas des années 1950 et 1960 au Dubaï contemporain, de l’architecture réelle aux utopies urbanistiques, ses villes ont contribué à modifier profondément notre rapport le plus essentiel au monde et à la géographie, au temps et à l’histoire, aux notions d’original et de copie, d’art et de non-art. Didier Ottinger a été Directeur du Musée des Sables d’Olonne. Il est aujourd’hui Directeur Adjoint du Musée National d’Art moderne.
Lundi 25 janvier 2010 · 19H Jean-Luc Nancy : La littérature, l’art et le mythe Le mythe dit l’origine, ou plutôt il la disait lorsque les hommes vivaient dans les mythes. Ce n’étaient pas des fables, c’était la façon d’un monde qui se récitait à lui-même. Lorsque les hommes se mettent à dire le monde, à le décrire, le raconter, l’expliquer, les mythes restent suspendus et deviennent des fables. Nous apprenons qu’il n’y a pas cette origine qu’elles récitaient. Il y a un perpétuel recommencement qui n’est plus la répétition mais le nouveau commencement d’un monde chaque fois nouveau. Ce n’est même plus une histoire à raconter, ce sont des millions d’histoires, grandes et petites, longues et brèves. Ce sont des millions de figures, d’allures, de rythmes. Cela finit par se nommer « littérature » et « arts ». Ou bien si on préfère « art » en général, qui comprend le poème et le récit comme l’image ou la résonance. Cela n’a ni commencement ni fin. Mais ces millions d’histoires, de figures, de rythmes ne cessent pourtant pas de réciter à leur tour une même chose : une vie éternelle, c’est-à-dire non pas intemporelle mais tissée dans le temps comme un dehors du temps et de l’espace. Ce que « beauté » veut dire se tient là. Jean-Luc Nancy est né en 1940, professeur émérite à Strasbourg, ancien professeur invité à Berlin, San Diego, Berkerley.
Lundi 22 février 2010 · 19H Edouard Pommier : De la beauté de l’œuvre d’art dans l’Italie de la Renaissance Les textes qui attribuent à la beauté le pouvoir de protéger l’œuvre des agressions des hommes montrent qu’elle n’est pas une force d’attraction dans l’ordre de la nature, mais aussi un élément de l’histoire de la cité. Édouard Pommier est un ancien élève de l'École des Chartes, agrégé d’histoire et ancien membre de l'École française de Rome. Il a été conseiller culturel à Santiago du Chili, Mexico et Madrid avant de devenir inspecteur général des musées de France en 1983.
Lundi 1er mars 2010 · 19H Georges Didi-Huberman : Rendre une image On dit : « prendre une image », une photo par exemple. Posons-nous la question de savoir s’il faut aussi la rendre, à qui, et comment. On évoquera, à travers l’exemple du cinéaste Harun Farocki, une certaine notion et un certain usage de la restitution, que l’on comparera à Andy Warhol d’un côté, Jean-Luc Godard de l’autre. Philosophe et historien de l’art, Georges Didi-Huberman enseigne à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (Paris). Il a publié une trentaine d’ouvrages sur l’histoire et la théorie des images. Parmi les derniers parus : L’Image ouverte (Gallimard, 2007), La Ressemblance par contact. Archéologie, anachronisme et modernité de l’empreinte (Minuit, 2008), Quand les images prennent position. L’œil de l’histoire, 1 (Minuit, 2009), Survivance des lucioles (Minuit, 2009).
Lundi 29 mars 2010 · 19H Marc Cerisuelo : Les catégories historico-esthétiques sont-elles solubles dans le cinéma ? Semblable en cela à l'homme chez Spinoza le cinéma "n'est pas un empire dans un empire". Il connait le beau, le laid et parfois le sublime, il peut être considéré comme un art mimétique, il est à la fois (et c'est une singularité) un art de l'espace et un art du temps. Il a lui aussi rencontré l'histoire : il a des époques, des périodes; sa Querelle des Anciens et des Modernes mérite à coup sûr le détour. Faut-il pour autant se contenter d'un tel geste "applicatif" pour penser le cinéma ? Et, en retour, la novation radicale de la pratique et la nouveauté des enjeux de sa réception ne lui donnent-elles pas un pouvoir dissolvant à l'égard (et parfois : à l'encontre) des outils traditionnels de l'esthétique, y compris dans les approches les plus diverses et les plus contemporaines ? Tels sont les principaux enjeux du débat que nous souhaitons initier. Marc Cerisuelo, Philosophe, est Professeur d'esthétique du cinéma à l'Université de Provence où il est également Directeur-adjoint du Laboratoire d'étude et de sciences des arts (LESA, EA 3274). Il est notamment l'auteur de : Jean-Luc Godard (Lherminier/4 Vents, 1989), Hollywood à l'écran (PSN, 2000), Preston Sturges ou le génie de l'Amérique (PUF, 2002) et Le Mépris (La Transparence, 2006).
Lundi 19 avril 2010-19h Danièle COHN Le choix de la forme:les arts et la puissance des images On nous parle aujourd'hui sans cesse de l'image, des images, d'un trop plein d'images. On a été jusqu'à évoquer une nouvelle querelle des images, et à faire usage d'arguments iconoclastes ou iconophiles. Les pratiques artistiques contemporaines peuvent-elles véritablement être pensées en termes d'images? Dans le cadre de ml'exposition Cameron, on montrera la force artistique d'un choix de la forme. Philosophe, Danièle Cohn enseigne actuellement l'esthétique et la philosophie de l'art à l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Spécialiste de l'histoire des théories esthétiques, elle a consacré nombre de ses travaux à l'esthétique allemande et à la tradition morphologique.
renseignements au 04 93 53 87 20 Entrée libre dans la mesure des places disponibles
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