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La Baigneuse 1932 ©ADAGP, Paris, 2002 |
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La Baigneuse
Fernand Léger (1881-1955) 1932 Huile sur toile H. 98 ; L. 130 cm Donation Nadia Léger et Georges Bauquier, 1969 Musée national Fernand Léger, Biot.
Pour étudier de plus près des objets naturels, roses, arbres, troncs d'arbres, feuilles, vus ou récoltés au cours de promenades, Léger les isole, les dissèque et rencontre une nouvelle réalité :
"Je vais m'intéresser à l'arbre seul, l'étudier et en sortir toutes possibilités plastiques qu'il comporte: son écorce qui a un dessin souvent expressif, ses branches dont le mouvement est dynamique, ses feuilles qui peuvent valoir décorativement. Cet arbre si riche en valeur plastique est sacrifié dans le tableau à sujet. Isolé, étudié à part, il va nous fournir du matériel pour renouveler l'expression picturale actuelle". De la même façon il regarde les baigneuses, empruntées aux peintures classiques, et peint une série de peintures audacieuses qui jouent sur l'ambiguïté morphologique d'un corps et d'un tronc d'arbres. La baigneuse et le tronc d'arbre, se partagent également l'espace, sans hiérarchie. Un étrange dialogue s'installe : la baigneuse pose accroupie, son bras droit esquisse un mouvement sinueux; le tronc, presque un torse, est pourvu de branches - embryons de membres. Un drapé bleu, comme un voile pudique qui sépare les deux ensembles, vient renforcer le vert du fond de la composition.
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