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La Grande parade sur fond rouge 1953 ©ADAGP, Paris, 2002 |
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La Grande parade sur fond rouge
Fernand Léger (1881-1955) 1953 Huile sur toile H. 114,5 ; L. 156,2 cm Donation Nadia Léger et Georges Bauquier, 1969 Musée national Fernand Léger, Biot.
En 1918, avec Blaise Cendrars et Max Jacob, Fernand Léger se rend aux séances du cirque Médrano, véritable curiosité intellectuelle, ce spectacle populaire, réglé comme une mécanique, l'inspire particulièrement pour peindre une série de tableaux, où les acrobates sont des personnages mécanisés et dynamiques. Ces créateurs d'énergies, interviennent dans un jeu scénique. En 1934, Marie l'acrobate, puis les Belles Cyclistes sont des personnages clé, pour l'étude des corps, aux expressions du visage codifiées comme les masques de clown. En 1950, il travaille à l'écriture et à l'illustration du Cirque, chef d'œuvre publié par Tériade : "Allez au cirque. Rien n'est aussi rond que le cirque. c'est une énorme cuvette dans laquelle se développent des formes circulaires. Ca n'arrête pas tout s'enchaîne. La piste domine, commande, absorbe. Le public est le décor mobile, il bouge avec l'action sur la piste. Les figures s'élèvent, s'abaissent, crient, rient. Le cheval tourne, l'acrobate bouge, l'ours passe dans son cerceau, et le jongleur lance ses anneaux dans l'espace. Un cirque est un roulement des masses de gens, d'animaux et d'objets. ...Allez au cirque. Vous quittez vos rectangles, vos fenêtres géométriques, et vous allez au pays des cercles en action..." En 1953, Léger rend un dernier hommage aux gens du cirque, renoue avec la gaieté et la magie des chapiteaux, pour réunir sur la toile toute la famille d'un cirque : Les clowns - musiciens, les acrobates, l'écuyère, les équilibristes et le cheval. Avant d'aboutir à la version définitive, La Grande Parade,1954 (299 x 400 cm, New York, Guggenheim museum), il fait de nombreuses études préparatoires. La Version sur fond rouge, très calligraphique, se compose comme une affiche éclatante, vue au détours d'un chemin. "Tout ce tintamarre se projette d'une estrade surélevée. Cela vous arrive en pleine figure, en pleine poitrine, c'est comme un envoûtement."
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