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Restauration

Collection hors les murs

 
Céramique de la façade du musée Fernand Léger
 

Restauration

Les femmes au perroquet

L'œuvre céramique de Fernand Léger se situe à la fin de sa vie entre 1951 et 1955, date de sa mort. C'est à Biot, chez Roland Brice, qu'il travaillera. Ce dernier s'installe dans le midi en 1949 et avait été l'élève de F. Léger avant la guerre. Au début les céramiques sont de taille modeste mais, très vite, Fernand Léger s'engage dans la réalisation de reliefs monumentaux en plusieurs éléments. A partir de peintures ou de dessins fournis par Fernand Léger, Roland Brice, qui travaille avec son fils Claude, réalise un modelage en terre rouge. Ce modelage est revu et corrigé par Fernand Léger, puis moulé. Les éléments de sculpture en faïence sont obtenus par coulage d'une barbotine blanche dans le moule en plâtre et cuits vers 1000°. Les couleurs sont indiquées par Fernand Léger sur des photographies ou directement à la gouache sur la faïence. Roland Brice convertit ensuite les couleurs en émaux. Le décor de la Colombe d'or, date de 1952 et s'intitule Les Femmes au perroquet. Il mesure 2 x 3 mètres. Trois autres versions sont conservées au musée national Fernand Léger dont l'une en noir et blanc a fait l'objet d'une restauration.
 

 

 
Restauration du bas-relief Les femmes au perroquet
 

Ce décor mural constitué de 25 éléments juxtaposés formant un panneau rectangulaire. Les éléments sont de taille et de poids variable l'ensemble pèse environ 300kg. Fernand Léger a réalisé lui même les motifs noirs avec une peinture glycérophtalique sur le fond en faïence gardé en réserve. Ce panneau aurait pu servir à la décoration d'un mur par scellement dans la maçonnerie, cela n'a pas été le cas et le relief a été placé sur un support intermédiaire fixé au mur. Ce support était composé d'un cadre en acier de forte section formant des mailles carrées. Des trous percés à l'arrière des côtés des céramiques pour attacher les carreaux au grillage par du fil de fer. Les irrégularités périphériques des carreaux gênaient un positionnement jointif : certains bords furent meulés afin de faciliter la juxtaposition.

Ce montage présentait deux inconvénients: la souplesse du grillage a provoqué des éclats sur le pourtour des carreaux qui reposaient les uns sur les autres et le poids, comme la fragilité de l'ensemble rendait tout déplacement impossible.
 

 
Restauration du bas-relief Les femmes au perroquet
 

La restauration demandée devait répondre à plusieurs objectifs : rendre sa lisibilité à l'œuvre en nettoyant l'épiderme et en restituant les éclats, mais surtout proposer un système de montage invisible permettant de placer le relief à toute hauteur sur un mur, de positionner les éléments indépendamment les uns des autres et de permettre le démontage de l'ensemble pour un changement éventuel du lieu de présentation.

La solution retenue a consisté dans la fabrication d'un cadre métallique en deux parties boulonnées entre elles, formant un seul vantail articulé qui, une fois ouvert, donne accès à l'arrière du panneau et permet le démontage et le montage des éléments. Pour chacun des carreaux, trois point de fixation sont nécessaires afin d'assurer la stabilité. Ces points se trouvent au croisement de barres verticales insérées dans le cadre porteur pour recevoir chaque carreau. Le réglage des éléments les un par rapport aux autres est relativement long et nécessite deux personnes pour ce grand panneau. Cependant, les réglages sont réalisés une fois pour toutes et sont conservées sur la structure porteuse en cas de démontage. Le support est pratiquement invisible et donne à tout moment accès au revers.

 

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