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Un musée, un artiste

 

Biographie, 1881-1917

Biographie, 1918-1930

Biographie, 1930-1939

Biographie, 1940-1947

Biographie, les dernières années

Fernand Léger, biographie

1881-1917, de la naissance au combat

 
Le Portrait de l’oncle
Huile sur toile
Biot, musée Fernand Léger
©ADAGP, Paris, 2002
 

Fernand Léger est normand. Il est né en 1881 à Argentan, élevé seulement par sa mère, car il perd son père, marchands de bœufs, à l’âge de 4 ans. Peu studieux, mais bon dessinateur, il travaille tôt, chez un architecte à Caen, comme apprenti.

Attiré par Paris, il s’y installe en 1900, aidé par ses amis argentanais, peintres comme lui, André Mare et Henri Viel. Il est admis à l’ Ecole des Arts Décoratifs et refusé à l’ Ecole des Beaux Arts et il suit les cours assidûment de l’Académie Julian. Le musée du Louvre est son lieu de prédilection.

Pour vivre, il travaille chez un architecte et un photographe. Ses premières peintures sont marquées par l’impressionnisme, comme le jardin de ma mère (1904) et le portrait de l’oncle (1905).

A cause d’une maladie pulmonaire, il part chez son ami Henri Viel en Corse. Ce séjour lui fera découvrir la lumière méditerranéenne, il reste peu d’œuvres de Corse à part quelques paysages.
 

 

 
Le Poilu (détail)
Encre sur papier
Biot, musée Fernand Léger
©ADAGP, Paris, 2002
 

De retour à Paris, il s’installe à la Ruche, et rencontre Robert Delaunay, Alexandre Archipenko, Chaïm Soutine, Marc Chagall, Henri Laurens, Blaise Cendrars, Amédeo Modigliani. Cette même année, 1907, est décisive pour lui, quand il découvre la peinture de Paul Cézanne, à l’occasion de la rétrospective qui lui est consacrée. La Couseuse, 1909, (musée national d'art moderne) est une des premières peintures cubistes de Léger, très influencée par Cézanne. A la Ruche, il ne restera que trois ans, avant de s’installer, rue de l’Ancienne Comédie, où il peint la série les Toits et les Fumées. Il commence à exposer, au Salon des Indépendants, à la Section d’ Or, (la galerie de la rue La Boètie).

L’année 1913, il signe un contrat d’exclusivité avec Daniel - Henry Kahnweiler, il déménage pour un nouvel atelier au 86 rue Notre - Dame des Champs, atelier qu’il gardera jusqu’à la fin de sa vie. Pour traduire les aspects du monde moderne, il introduit dans son oeuvre la notion de contrastes, clés de voûte de son esthétique. Il donne ses premières conférences : "Les origines de la peinture et sa valeur représentative", à l’Académie Wassilief. Sa mobilisation le 2 Août 1914, dans le Génie, sur le front d’ Argonne, est une rupture dans son travail. Au front il dessine sur des couvercles de boites de munitions, ou sur des cartes d’Etat major, il est hospitalisé puis réformé en 1917. Il peint, cette année-là, La partie de cartes (Rijkmuseum Kroller-Muller, Otterlo - Hollande).

 

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