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Fernand Léger, biographie 1881-1917, de la naissance au combat
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Le Portrait de loncle Huile sur toile Biot, musée Fernand Léger ©ADAGP, Paris, 2002 |
Fernand Léger est normand. Il est né en 1881 à Argentan, élevé seulement par sa mère, car il perd son père,
marchands de bufs, à lâge de 4 ans. Peu studieux,
mais bon dessinateur, il travaille tôt, chez un architecte à
Caen, comme apprenti. Attiré par Paris, il sy installe en 1900, aidé par
ses amis argentanais, peintres comme lui, André Mare et Henri Viel.
Il est admis à l Ecole des Arts Décoratifs et refusé
à l Ecole des Beaux Arts et il suit les cours assidûment
de lAcadémie Julian. Le musée du Louvre est son lieu
de prédilection. Pour vivre, il travaille chez un architecte et un photographe. Ses premières
peintures sont marquées par limpressionnisme, comme le
jardin de ma mère (1904) et le portrait de loncle
(1905). A cause dune maladie pulmonaire, il part chez son ami Henri Viel
en Corse. Ce séjour lui fera découvrir la lumière
méditerranéenne, il reste peu duvres de Corse
à part quelques paysages.
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| Le Poilu (détail) Encre sur papier Biot, musée Fernand Léger ©ADAGP, Paris, 2002 |
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De retour à Paris, il sinstalle à la Ruche, et rencontre
Robert Delaunay, Alexandre Archipenko, Chaïm Soutine, Marc Chagall,
Henri Laurens, Blaise Cendrars, Amédeo Modigliani. Cette même
année, 1907, est décisive pour lui, quand il découvre
la peinture de Paul Cézanne, à loccasion de la rétrospective
qui lui est consacrée. La Couseuse, 1909, (musée
national d'art moderne) est une des premières peintures cubistes
de Léger, très influencée par Cézanne. A la
Ruche, il ne restera que trois ans, avant de sinstaller, rue de
lAncienne Comédie, où il peint la série les
Toits et les Fumées. Il commence à exposer, au Salon
des Indépendants, à la Section d Or, (la galerie de
la rue La Boètie). Lannée 1913, il signe un contrat dexclusivité
avec Daniel - Henry Kahnweiler, il déménage pour un nouvel
atelier au 86 rue Notre - Dame des Champs, atelier quil gardera
jusquà la fin de sa vie. Pour traduire les aspects du monde
moderne, il introduit dans son oeuvre la notion de contrastes, clés
de voûte de son esthétique. Il donne ses premières
conférences : "Les origines de la peinture et sa valeur
représentative", à lAcadémie Wassilief. Sa
mobilisation le 2 Août 1914, dans le Génie, sur le front
d Argonne, est une rupture dans son travail. Au front il dessine
sur des couvercles de boites de munitions, ou sur des cartes dEtat
major, il est hospitalisé puis réformé en 1917. Il
peint, cette année-là, La partie de cartes (Rijkmuseum
Kroller-Muller, Otterlo - Hollande). |