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Un musée, un artiste

 

Biographie, 1881-1917

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Biographie, 1930-1939

Biographie, 1940-1947

Biographie, les dernières années

Fernand Léger, biographie

1917-1930

 
Composition mécanique, Mouvement de charrue
Gouache, encre de chine
Biot, musée Fernand Léger
©ADAGP, Paris, 2002
 

Après son hospitalisation, Fernand Léger s’installe à Vernon, petite ville située entre Paris et la Normandie, et signe un nouveau contrat avec Léonce Rosenberg, marchand installé rue de la Baume. Les éléments mécaniques retiennent toute son attention et pour rendre compte de la vie moderne, il intègre à ses paysages les affiches publicitaires, les fragments d’architecture aussi bien que des échafaudages. La peinture Les Disques (musée d’art moderne de la ville de Paris) en est un bon exemple, et aussi La Ville (Philadelphia museum of art) de 1919. C’est cette année là, qu’il épouse Jeanne Lohy.

Cette période des années 20 est foisonnante de commandes, de créations, de rencontres. Grâce à son ami Cendrars, il illustre un de ses textes : La Fin du monde filmé par l’ange Notre-Dame ,ainsi que Chaplinade, de Yvan Goll et le recueil de poèmes Lunes de papier de André Malraux.


 

 

 
Projet de costume pour Skating Rink
Encre, crayon, aquarelle et gouache
Biot, musée Fernand Léger
©ADAGP, Paris, 2002
 

C’est aussi dans cette période qu’il travaille pour le cinéma, avec Abel Gance pour son film La Roue (1921), avec Marcel L’Herbier pour l’Inhumaine (1923), et surtout, Ballet mécanique (1924), produit et réalisé par lui-même, assisté de Man Ray, Dudley Murphy et George Antheil pour la musique.

Il rencontre Rolf de Maré, directeur des Ballet Suédois à Paris et participe à deux spectacles de la compagnie :Skating Rink (1923) et La Création du Monde. (1924).

Il découvre aussi, par son marchand Léonce Rosenberg, la peinture abstraite de Théo Van Doesbourg, et Piet Mondrian, et rencontre Le Corbusier. Toutes ces rencontres l’amènent à ouvrir un atelier libre, l’Académie Moderne, avec un autre peintre, Amédée Ozenfant, pour défendre les idées nouvelles.

A l’exposition des Arts Décoratifs en 1925, il participe à la décoration de plusieurs pavillons : le pavillon qui présente un projet d’ambassade de France réalisé par Robert Mallet -Stevens et le pavillon de l’ Esprit nouveau de Le Corbusier.

Défendant les idées modernistes de ses amis, il collabore à la revue l’Esprit nouveau et participe, par ses conférences à la Sorbonne et au Collège de France, à la diffusion des idées modernistes.
 

 
La Joconde au clés (détail)
Huile sur toile
Biot, musée Fernand Léger
©ADAGP, Paris, 2002
 

Les déjeuners, thème traditionnel dans la peinture française, de Nicolas Poussin à Edouard Manet, est traité par Fernand Léger de 1921 à 1924. La figure humaine, dans les déjeuners est utilisée pour sa forme, sans que les traits des visages apparaissent.

Son intérêt pour le cinéma, l’amène à utiliser la technique du gros plan dans ses peintures, qui lui permet de donner une monumentalité à ses compositions picturales, par exemple la Composition aux quatre chapeaux (1927, musée national d’art moderne, Paris). Il cherche alors à défier l'apesanteur et à libérer ainsi, l’objet de tout support sans renoncer à la loi des contrastes. L’aboutissement de ses recherches est dans une œuvre majeure du musée : La Joconde aux clés. Ses dernières peintures sont présentées à la galerie Fleichteim à Berlin en 1928.

 

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