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Fernand Léger, biographie 1917-1930
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Composition mécanique, Mouvement de charrue Gouache, encre de chine Biot, musée Fernand Léger ©ADAGP, Paris, 2002 |
Après son hospitalisation, Fernand Léger sinstalle
à Vernon, petite ville située entre Paris et la Normandie,
et signe un nouveau contrat avec Léonce Rosenberg, marchand installé
rue de la Baume. Les éléments mécaniques retiennent
toute son attention et pour rendre compte de la vie moderne, il intègre
à ses paysages les affiches publicitaires, les fragments darchitecture
aussi bien que des échafaudages. La peinture Les Disques (musée dart moderne de la ville de Paris) en est un bon exemple,
et aussi La Ville (Philadelphia museum of art) de 1919. Cest
cette année là, quil épouse Jeanne Lohy. Cette période des années 20 est foisonnante de commandes,
de créations, de rencontres. Grâce à son ami Cendrars,
il illustre un de ses textes : La Fin du monde filmé par
lange Notre-Dame ,ainsi que Chaplinade, de Yvan Goll et le recueil de poèmes Lunes de papier de André
Malraux.
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| Projet de costume pour Skating Rink Encre, crayon, aquarelle et gouache Biot, musée Fernand Léger ©ADAGP, Paris, 2002 |
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Cest aussi dans cette période quil travaille pour
le cinéma, avec Abel Gance pour son film La Roue (1921),
avec Marcel LHerbier pour lInhumaine (1923), et surtout,
Ballet mécanique (1924), produit et réalisé
par lui-même, assisté de Man Ray, Dudley Murphy et George
Antheil pour la musique. Il rencontre Rolf de Maré, directeur des Ballet Suédois
à Paris et participe à deux spectacles de la compagnie :Skating
Rink (1923) et La Création du Monde. (1924). Il découvre aussi, par son marchand Léonce Rosenberg, la
peinture abstraite de Théo Van Doesbourg, et Piet Mondrian, et
rencontre Le Corbusier. Toutes ces rencontres lamènent à
ouvrir un atelier libre, lAcadémie Moderne, avec un autre
peintre, Amédée Ozenfant, pour défendre les idées
nouvelles. A lexposition des Arts Décoratifs en 1925, il participe
à la décoration de plusieurs pavillons : le pavillon
qui présente un projet dambassade de France réalisé
par Robert Mallet -Stevens et le pavillon de l Esprit nouveau de
Le Corbusier. Défendant les idées modernistes de ses amis, il collabore
à la revue lEsprit nouveau et participe, par ses conférences à
la Sorbonne et au Collège de France, à la diffusion des
idées modernistes.
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La Joconde au clés (détail) Huile sur toile Biot, musée Fernand Léger ©ADAGP, Paris, 2002 |
Les déjeuners, thème traditionnel dans la
peinture française, de Nicolas Poussin à Edouard Manet,
est traité par Fernand Léger de 1921 à 1924. La figure
humaine, dans les déjeuners est utilisée pour sa forme,
sans que les traits des visages apparaissent. Son intérêt pour le cinéma, lamène à
utiliser la technique du gros plan dans ses peintures, qui lui permet
de donner une monumentalité à ses compositions picturales,
par exemple la Composition aux quatre chapeaux (1927, musée
national dart moderne, Paris). Il cherche alors à défier
l'apesanteur et à libérer ainsi, lobjet de tout support
sans renoncer à la loi des contrastes. Laboutissement de
ses recherches est dans une uvre majeure du musée : La Joconde aux clés. Ses dernières peintures sont présentées
à la galerie Fleichteim à Berlin en 1928. |