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Un musée, un artiste

 

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Biographie, les dernières années

Fernand Léger, biographie

Les dernières années

 
Vitrail de l’église d’Audincourt (détail)
Maquette préparatoire, gouache
Biot, musée Fernand Léger
©ADAGP, Paris, 2002

Aux Etats-Unis, Fernand Léger a rencontré le père Couturier, qui lui commande la décoration de la façade de la chapelle d'Assy en Haute-Savoie, puis les vitraux de l’église du Sacré-Coeur à Audincourt (Doubs) et enfin les vitraux de l’église de Courfaivre en Suisse. Comme avant guerre, il défend par ses conférences les idées nouvelles comme : Le nouveau réalisme en art : l’objet, et collabore à la création de costumes et de décors d'un nouveau spectacle de l’Opéra de Paris  : Le Pas d’acier, d’après un livret de Georges Jaculov et une musique de Serge Prokofiev. Aux Etats-Unis, il avait travaillé avec Darius Milhaud sur le projet d’un opéra : Bolivar. La première a lieu à l’Opéra de Paris, le 12 Mai 1950.

Il participe à la XXVe biennale de Venise en 1949, la même année, le musée national d’art moderne à Paris organise une rétrospective.
 

 

 

 
Page de l’album Le Cirque (détail)
Lithographie
Biot, musée Fernand Léger
©ADAGP, Paris, 2002

Un de ses élèves, Roland Brice, vient s’installer à Biot pour faire de la céramique. A partir de 1949, Fernand Léger viendra régulièrement à Biot pour les différents essais nécessaires et la mise au point des nouvelles céramiques, bas-reliefs et sculptures. L’atelier est situé impasse des roses dans le village.

Reprenant un des thèmes, qui lui est cher, il réalise un ouvrage, texte et illustrations sur le Cirque, à la demande de Tériade pour les éditions Verve.

Sa femme Jeanne meurt en 1950, et deux ans plus tard il épouse son ancienne élève Nadia Khodossievitch. L’année 50 est marquée aussi par un nouveau travail pictural : Les Constructeurs, oeuvre majeure, qui fera l’objet de nombreuses études, esquisses et peintures.

 

 
La Danseuse au chien (détail)
Lithographie
Biot, musée Fernand Léger
©ADAGP, Paris, 2002
 

A la demande de Charlotte Perriand, qu’il connaît depuis 1930, responsable de l’aménagement du pavillon français de la triennale de Milan, en 1951, il conçoit la maquette de la décoration de l’entrée du pavillon, réalisée par ses élèves.

Tout en gardant l’atelier de la rue Notre-Dame-des-Champs, il installe un nouvel atelier à Gif-sur-Yvette (près de Paris).

Les oeuvres de la fin de sa vie, sont liées à une certaine joie de vivre, comme La Grande Parade et la série des Parties de campagne.

Peu de temps avant sa mort, il achète une propriété, le mas Saint-André au pied du village de Biot. C’est sur cette propriété, que sera construit le musée national Fernand Léger, en 1960, cinq ans après la mort de l’artiste .

Il meurt le 17 Août 1955 à Gif-sur-Yvette. Cette même année, il reçoit le Grand prix de la biennale de Sao Paulo au Brésil.

 

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